La maison d’édition Cabédita vous invitons de nouveau cordialement, que vous soyez historiens ou amateurs passionnés, à participer aux trois conférences qui animeront la 12e Journée d’études napoléoniennes organisée par la délégation suisse du Souvenir napoléonien avec le soutien de la Société d’histoire de La Côte, de l’Association des amis du Musée militaire, les Salons Dufour et l’Institut Benjamin Constant.

Elle se tiendra comme à l’accoutumée dans le cadre agréable de l’Hôtel La Longeraie à Morges, sortie autoroute Morges Ouest, à 800 m de la gare.
Le prix par personne qui comprend café et croissant d’accueil à 9 h, l’apéritif, le repas, les trois conférences et le goûter est comme l’an passé de Fr. 60.- (boissons non comprises).
À notre regret nous devrons dorénavant facturer tout désistement sans excuse 48 h avant la journée.
En me réjouissant de vous retrouver à cette occasion, je vous adresse à toutes et à tous l’expression de mes salutations les plus cordiales.

Éric Caboussat

G. de Staël, B. Constant, J.-V. de Constant-Rebecque et Napoléon

Présentation des conférenciers

Léonard Burnand est directeur de l’Institut Benjamin Constant et président de l’Association Benjamin Constant. Il est également vice-doyen de la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne. Docteur en histoire, lauréat de divers prix académiques, il est l’auteur de plusieurs livres, dont Les Pamphlets contre Necker: médias et imaginaire politique au XVIIIe siècle (Paris: Classiques Garnier, 2009). Parmi ses récentes publications, il a codirigé les ouvrages collectifs Comment sortir de l’Empire? Le Groupe de Coppet face à la chute de Napoléon (Genève: Slatkine, 2016) et Germaine de Staël et Benjamin Constant, l’esprit de liberté (Paris: Perrin, 2017).

Alain-Jacques Tornare, collaborateur régulier du Musée militaire vaudois à Morges, habitant de Marsens, est docteur en histoire de la Sorbonne, vice-président honoraire de la Fondation pour l’histoire des Suisses dans le Monde, spécialiste des relations franco-suisses, chargé de cours émérite à l’Université de Fribourg, titulaire des Palmes académiques, chevalier des Arts et des Lettres, chevalier de l’Ordre national du Mérite.
Il est l’auteur de La Révolution française pour les Nuls et de Quand Napoléon Bonaparte recréa la Suisse. Aux Éditions Cabédita, il a publié les titres suivants: Du Major Davel au général Guisan, L’Histoire des Fribourgeois et de la Suisse, La Bérézina, Les Suisses de Napoléon à la Bérézina, Les Vaudois de Napoléon, Tint’Interdit, Vaudois et Confédérés au service de France, Saint- Exupéry.

Programme

9 h: accueil, retrait des cartes de participation (merci de venir avec de la monnaie) et café-croissant,
10 h: salutations du délégué
10 h 15: première conférence

Le duel entre Madame de Staël et Napoléon: de l’histoire à la légende par Léonard Burnand
L’affrontement entre Germaine de Staël et Napoléon constitue l’un des grands duels du début du XIXe siècle et l’un des exemples les plus spectaculaires d’opposition entre le pouvoir de la littérature (incarné par la baronne de Coppet) et le pouvoir politique et militaire (personnifié par l’Empereur). L’envergure remarquable des deux adversaires, le contexte historique mouvementé de leur bras-de-fer et le fait que Germaine de Staël soit une «femme auteur» sont autant de facteurs qui ont contribué à dramatiser le conflit et à lui conférer une dimension presque mythique. Cette conférence retracera les principales étapes des relations tumultueuses entre Madame de Staël et Napoléon, puis montrera comment la légende s’est progressivement emparée de ce duel, de la fin de l’Empire jusqu’à nos jours

11 h 30-13 h 45: apéritif offert par la Ville de Morges au bar de l’hôtel et repas au restaurant

14 h: deuxième conférence

Jean-Victor de Constant-Rebecque (1773-1850): le Suisse qui a fait basculer la bataille de Waterloo par Alain-Jacques Tornare
Le cousin méconnu de Benjamin Constant, issu d’une illustre famille valdo-genevoise au service de la Hollande, fut traumatisé par la tragique journée du 10 août 1792. Contre-révolutionnaire déterminé, il put assouvir sa haine de la République sur le fils de la Révolution qu’incarnait Napoléon lors de la campagne finale de 1815 où, commandant effectif des troupes hollandaises, il parvint à convaincre Wellington de ne pas abandonner Bruxelles et à contenir une partie de l’armée française.

15 h 15: pause goûter au bar de l’hôtel

15 h 30: troisième conférence

Benjamin Constant et Napoléon: les meilleurs ennemis par Léonard Burnand
Dans la galerie des opposants à Napoléon, Benjamin Constant occupe une place particulière. Si le Vaudois fut, en tant que membre du Tribunat, l’un des premiers à avoir osé défier Bonaparte, et s’il fut ensuite, aux côtés de son amie Germaine de Staël, l’un des principaux instigateurs de la résistance libérale face à l’Empereur, il fut aussi celui qui accepta finalement de se rallier à son ennemi Napoléon durant le fameux épisode des Cent-Jours (mars-juillet 1815). Cette volte-face spectaculaire de Constant lui a attiré de vives critiques et lui a valu d’être qualifié d’opportuniste et de «girouette». Mais la réalité historique est-elle si simple? Cette conférence permettra de rouvrir le dossier et d’aller au-delà des idées reçues, en montrant que les rapports entre Constant et Napoléon furent bien plus complexes qu’on ne l’imagine.

16 h 30: questions générales et clôture de la journée